Adieu Ayrton, Adieu Roland, Imola 94
20 août 200730 Avril, 1er Mai 1994, ou plutôt 29, 30 Avril et 1er Mai.
Bienvenue dans ce n°4 de la chronique CVGPInfos, consacrée aujourd’hui a un événement majeur de la dernière décennie, le week-end d’Imola 1994, retour sur un GP qui a boulversé le monde de la F1…
Il est 13 heures ce Dimanche 1er Mai 1994, la F1 est à Imola depuis le 29 Avril et, depuis ce Vendredi, 2 Accidents assez impressionnants ont eu lieu, l’un Vendredi, l’autre hier, avec le vol plané de Rubens Barichello sur Jordan, et la mort de Roland Ratzenberger en qualifications, hier.
Aux qualifications justement, Ayrton Senna sur Williams Renault a décroché la pole position en 1.21.548. La deuxième place sur la grille de départ est occupée par le jeune Allemand Michael Schumacher. En P3 : Berger, P4 Hill, P5 Letho et P6 Larini. Il n’y aura pas de départ depuis la dernière place de la grille de départ, occupée jusqu’hier par le regretté Autrichien Roland Ratzenberger, qui durant un de ces tours de qualifications, a connu un défaillance de son aileron arrière. Malgré cela, il décide de continuer sa route. Son aileron avant se détache peu après Tamburello, provoquant la perte de sa Simtek qui s’écrasera à 320 km/h dans le virage Villeneuve. Il décédera durant son transfert à l’hôpital.
En réalité, Roland n’est pas décédé durant son transfert, mais il a été tué sur le coup durant cet accident, ce qui aurait du avoir pour conséquence l’annulation du Grand prix de Saint Marin 1994. Mais afin d’avoir cette 3° manche du championnat, la FIA, dans sa logique commerciale, décida de le déclarer mort seulement durant le transfert vers Bologne. une annulation aurait évité le décés d’un des plus grand champions de la F1. Ratzenberger est décédé à Imola (ou Bologne selon la FIA) à l’age de 31 ans. Sa mort entraîna de graves problèmes chez Simtek, son équipe, qui ne pourra s’en remettre. Roland Ratzenberger n’aura participé qu’a une course pour 2 qualifications en 26° place. Il avait terminé à la 11ème place de son premier GP, à Aida, le grand prix précédant Saint-marin.
Retour au direct, il est 13 heures 55, le départ sera donné dans 5 minutes et il manque 2 participants: Barichello et Ratzenberger, on connait la raison, malheureusement.
Le départ est donné, Senna part bien, il garde l’avantage de sa 65° pole position. Terrible Carambolage au départ, une roue s’envole dans le public, causant quelques blessures parmis les spectateurs. Letho et Lamy sont hors course. Après le retrait de la voiture de sécurité, Senna creuse un léger écart, et on peut dire, qu’il s’agit d’un exploit du Brésilien sur la Williams car depuis le début de la saison, et même depuis cet hiver, il se plaint, de nombreurses difficultés à piloter. Nous entrons dans le 5° tour, Senna toujours devant Schumacher, avec un écart qui se creuse tout de même. Après un rapide 5° tour, le pilote Brésilien sort de la courbe et entre dans le 6° tour avec un Schumacher légérement revenu. Ca y est, Senna entre dans la courbe du Tamburello, mais il continue tout droit a environ 300 km/h. La voiture du brésilien est en morceau et Schumacher vient de passer premier. L’allemand était aux avant-postes, le drapeau rouge est sorti, un nouveau départ sera donné, mais sans Senna à la première place. Les pilotes sont sûrs qu’ils ne reverront jamais le meilleur d’entre eux, le meilleur ennemi d’Alain Prost, l’homme qui nous avait nourri de ses si belles batailles avec le français et qui commençait à avoir un nouvel ennemi: Michael Schumacher. Les pilotes, attristes, doivent repartir, après que la FW16 ait été écartée de la piste et son pilote transféré à Bologne, l’hôpital ayant accueilli hier Ratzenberger et avant-hier, un autre Brésilien, Rubens Barichello.
Le grand prix est reparti, les pilotes sont émus sous leurs casques et le grand prix se termine sans joie sur le podium, sans champagne, comme pour Patrick Depallier quelques années auparavant, Jaques Laffite sans joie sur le podium, malgré les applaudissements de quelques tifosis félicitants Larini de son (seul) podium.
Le grand prix terminé, on compte les drames de ce week-end, 1 bras plâtré Vendredi, 1 mort Samedi, des mécanos touchés par la roue d’Alboreto le dimanche -En effet, lors d’un ravitaillement, la Minardi de l’italien se détache et va heurter des mécaniciens Lotus et un de Ferrari-, un départ catastrophique le dimanche également, et la trop célèbre disparition d’Ayrton Senna da Silva, le Dimanche.
A 16 heures, les nouvelles sont alarmantes a Bologne, Senna est plongé dans un coma irréversible et le pilote est placé sous respiration artificielle. 17 heures : Senna n’a plus d’activité cérébrale, le diagnostique est clair : Senna va mourir, quoi que l’on fasse.
Apres une trachéotomie et une perfusion de 4.5 litres de sang Le coeur de Senna repart.
Il est 18 heures quand dans une des chambres de l’hôpital de Bologne, un son retenti, un long bip prolongé, encéphalogramme plat, le cerveau est cliniquement, mort mais les médecins refusent de le débrancher. Senna est dans un état de silence électrique. La loi Italienne interdit de débrancher, il faudra attendre, quelques minutes, quelques heures, voir quelques jours.
18 heures 40, la TV italienne interrompt ces programmes : ” E morto ! E morto Senna ! ” Magic Senna n’était plus la et la F1 entrait dans une ère nouvelle, la bataille Schumacher/Hill.
Senna avait prévu de terminer sa carrière 5 ou 10 ans après (interview accordé à l’Equipe en Décembre 1993), on l’aurait peut être vu en 2003?
Après cet accident, la FIA ne prit aucune mesures et il fallut attendre le GP de Monaco, au départ duquel les pilotes décidèrent de rendre hommage à Senna, un drapeau brésilien à l’effigie de Senna, avec écrit ” adeus Ayrton ” et porté par Rubens Barichello. Durant cette, Wendlinger sur sa Sauber fut plongé dans un coma profond dont il s’en sorti, heureusement.
MERCI Ayrton, pour ton pilotage, tes batailles avec Prost…
Près de 15 ans plus tard, Senna reste dans les mémoires, que l’on ait, ou non assisté a ce terrible Week-end, mais que restera-t-il dans 15 ans, du souvenir de Roland Ratzenberger et de tous les autres drames de cette année ?
Coyote37
Internet :
http://ayrtonf1senna.free.fr (d’où sont extraites toutes les photos de cette chronique)
http://www.roland-ratzenberger.com/
Archives : Journal TV FR2 1/5/94
Cette chronique est une réédition de la chronique de Coyote37 publiée le 1 Mai 2005 sur GrandPrix4.org.
Tags: Berger, deuil, F1, pilote, Prost, Schumacher, Senna




octobre 2nd, 2007 at 21:08
j’ai vu la course en direst ce 1er mai 94 et je sais que ayrton est mort sur le coup. ca se voyait mais ces dirigeants de courses pour le frics ont fait croire que non…tous des pourris ils auraient pu respecter ce grand champion!!!