Un autre regard sur le sport mécanique

Alfa Romeo

16 août 2007

Et nous revoila pour cette nouvelle édition des chroniques de la F1 en direct sur le CVGPinfos. Cette semaine nous parlerons donc d’une écurie : Alfa roméo.

Dans les années 1920 et 1930, Alfa Romeo était un nom évocateur du sport automobile, et cela se prolongera immédiatement après la Seconde Guerre Mondiale.

Alfa Romeo est entré dans l’arène du Grand Prix en 1924. L’un des plus grands concepteurs de l’époque est Vittorio Jano alors chez Fiat, l’une des marques les plus connues depuis les premières course du sport automobile, Jano est alors attiré chez Alfa Romeo en 1923 pour sa P2 qui devint la norme pour les deux années suivantes.

Antonio Ascari, pilote numéro d’alfa à l’époque, gagne la première course avec cette automobile à Crémone. L’équipe poursuivit ensuite ses performances…

Leur destinée changea quand Ascari fut tué dans le Grand Prix de France à Montlhéry, mais Alfa remporta tout de même la Coupe des constructeurs et ajouta une couronne de lauriers à son écusson bien connu.

Une autre grande création de Jano fut la Tipo B d’Alfa qui entra en service en 1932 et gagna tous les Grands Prix où elle s’inscrivit entre 1932 et 1934.

En 1933, Alfa Romeo fut nationalisée par le régime de Mussolini et se retira officiellement du sport, mais Enzo Ferrari continua à mettre les voitures en service sur la base d’une semi série.

Alfa reprit la commande de son programme de course de nouveau en 1938, mais la guerre intervint. Découragé par la domination allemande sur la course de Grand Prix dans la fin des années 30, Gioacchino Columbo conçut une Alfa Romeo Tipo 158 pour la petite classe de voitures en 1939.

Chose peu banale pour cette Tipo 158, fut cachée dans une fromagerie pendant que les Allemands occupaient l’Italie, mais, conformément à la nouvelle réglementation d’après-guerre, elle devint automatiquement une voiture de Grand Prix et domina la scène pendant le reste des années 40. Alfa Romeo bénéficia d’une série de 26 victoires sans discontinuer.

En 1951, environ treize années après sa conception, la voiture, maintenant sous la forme 159, amene Juan-Manuel Fangio à son premier titre de Champion du monde dans la dernière course de la saison, le Grand Prix d’Espagne, dans un combat sans merci contre les Ferrari d’Alberto Ascari, Froilan Gonzalez et Piero Taruffi. C’est la dernière course de cette voiture et Alfa Romeo se concentra ensuite sur la course de voitures de sport.

Au milieu des années 1970, leur moteur de voiture de sport V12 commença à attirer l’attention des acteurs de la Formule 1 qui voyaient Ferrari dominer avec un moteur de configuration semblable.

Carlo Chiti, anciennement ingénieur chez ferrari, fut chargé de la conception des moteurs et il conclu un marché avec Bernie Ecclestone pour les fournir à l’équipe Brabham.

Autodelta (la société de Chiti) était aussi l’organisation qui menait le programme de la course d’Alfa.

Les Brabham Alfa commencèrent à montrer leurs bonnes performances et, malgré un fort mouvement syndical qui était opposé à ce sport de riche, Alfa Romeo réalisa rapidement les avantages possibles de son propre programme.

Alors que Brabham revenait au moteur Ford, la nouvelle Alfa V12 fut mise dans un nouveau châssis Tipo 179 et, avec Giacomelli rejoint par Patrick Depailler pour 1980, les perspectives paraissaient plus heureuses. Malheureusement, Depailler se tua au cours d’essais à Hockenheim.

Alfa Romeo n’était pas destinée à bénéficier du succès. Andrea de Cesaris mena une partie du Grand Prix de Belgique à Spa en 1982, mais la marque ne gagna pas d’autres Grands Prix avant de quitter à nouveau les circuits.

Cet article est une réédition de la chronique de Pierre Colomb et Charles Hubert publiée le 14 mars 2005 sur GrandPrix4.org.

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Charles is
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